About This Publication

This issue reports Napoleon Bonaparte’s escape from the island of Elba where he had been living in exile since the spring of 1814 when he was forced to abdicate his throne, per the treaty of Fontainebleu. The Gazette calls Bonaparte’s re-entry into the city of Paris, practically without obstacle, and accompanied by only 1000-1100 men to guard him, “an event that has no equal in history.” The report continues by revealing that Bonaparte subsequently, and “tranquilly,” re-established possession of his empire, while Louis XVIII, the royal family, and the king’s supporters, including numerous ex-colonists, were compelled to flee. According to the editor of the Gazette, Bonaparte’s move had the effect of putting a halt to an additional planned expedition on the part of the French to attempt to re-conquer their former colony in erstwhile Saint-Domingue. The second article details the celebration of the coronation of the king and queen in the city of Sans-Souci on the 2nd of June; while the final article provides a list of all the foreign ships departing from Cap-Henry from April 1st to the 6th of June. Note also that this issue was likely published after the 2nd of June, despite the date at its head, since it reports events that took place as late as June 6th.

*Provenance: National Library of Ireland

[NUMERO 3]

GAZETTE ROYALE D’HAYTI,

Du 2 Juin 1815, douzième année de l’indépendance.

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Haytiens, qu il ne soit qu’un parti parmi nous,

Celui du bien public et du salut de tous.

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LIBERTÉ ET INDÉPENDANCE

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ROYAUME D’HAYTI

Du Cap-Henry, le 1er Juin 1815, ans 12.

La cause de la Justice et de la raison méconnue par un souverain qui s’est laissé circonscrire et entouré par cette faction ennemie du genre humain les ex-colons, qui a partagé leur haine à l’égard des haïtiens; la noble déclaration du Roi, notre très-auguste et très-grâcieux souverain, dans son immortel manifeste; la lettre insolente, les propositions viles et déshonorantes de l’espion Danxion Lavaysse au Roi; la magnanime résolution de la nation haïtienne, de préférer de cesser d’exister, plutôt que de courber sous le joug honteux de nos tyrans; l’approbation du Roi, à cette généreuse résolution; l’appel fait par Sa Majesté à tous les haytiens à la réunion pour repousser nos éternels ennemis; l’arrivée, les manœuvres de l’espion Franco Médina; les projets criminels, le machiavélisme du cabinet français dévoilé par la saisie des instructions secrètes de cet espion ; l’arrivée de Dauxion Lavaysse au Port-au-Prince ; l’accueil que lui a fait Pétion; l’infamie qu’il a eue d’admettre ce vil espion à marchander les droits du peuple, sa liberté, son indépendance; sa correspondance, ses intelligences criminelles, sa trahison en offrant de payer tribut à nos oppresseurs; cet espion déjoué par l’envoi que nous avons fait des instructions de Malouet; sa fuite favorisée par Pétion; la démarche vraiment paternelle de Sa Majesté envers les haytiens des parties de l’Ouest et du Sud; les propositions justes et honorables à eux offertes par notre auguste Souverain; la conduite infâme de Pétion envers nos députés et envers le peuple haytien; et enfin dans le lointain, le désaveu royal du Roi de France, sur la mission des trois espions de son ministre (désaveu qui soit dit en passant, n’a trompé personne,) et qui couvre Pétion d’infamie, tous ces faits appartiennent à l’histoire, elle les appréciera avec l’impartialité qui la caractérise; elle déversera le blâme, répétera la louange selon les mérités et sera l’écho des contemporains.

Déjà des expéditions formidables se faisaient avec célérité dans lès ports de France, pour la conquête d Hayti; déjà de nombreuses troupes étaient rendues à leurs destinations, et n’attendaient plus que le moment de s’embarquer; déjà la confiance de nos ennemis était telle

 

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qu’ils n avaient pas le moindre doute sur la réussite de leurs projets; enfin ils n’envisageaient la conquête d’Hayti, que comme la chose la plus facile , comme une promenade militaire.

Instruits depuis douze ans, nous avions préparés tous nos moyens de défense; nous étions prêts à la rentrée de Louis XVIII en France; mais lorsque nous apprîmes ses projets, nous crûmes devoir encore augmenter nos préparatifs de défenese, pour; résister avec un égal acharnement à l’acharnement qu’on nous montrait.

Sur ces entrefaites, un événement, comme l’histoire n’en fournit pas de pareil, a lieu; Bonaparte sort de son exil de l’île d’Elbe avec mille à onze cents hommes de sa garde et débarqua en France, les militaires et le peuple volent au devant de lui sur sort passage, l’armée le reconnaît, et dans peu de jours il arrive à Paris sans éprouver le moindre obstacle, convoque les autorités et prend tranquillement possession de l’empire; Louis XVIII et sa famille, les émigrés tous ceux qui tiennent pour lui, et dans ce nombre la grande majorité des plus huppés des ex-colons grands planteurs, les Rohan, Lewis, Vaudreuil, Duras, Laroche-foucault, Fontenille, Fontange et ce boutefeu colonial Lainé, tous prennent la fuite; la guerre se déclare, les alliés s’ébranlent, adieu pour le moment l’expédition dont on nous menaçait.

Quoique bien certainement nous n’ayons aucun sujet de réjouissance dans ces événemens, puisque peu nous importe de combattre les troupes de Louis XVIII ou celles de Bonaparte; puisque l’un et l’autre en voulaient à nos jours, et comme nation et comme individu; nous sommes sur nos gardes, nous sommes prêts à repousser toute, tentative contre notre, pays ; notre sécurité est dans nous mêmes, dans notre énergie, et surtout dans le courage et le caractère de notre invincible Souverain, qui n’accédera jamais, à aucune propositions qui n’auraient pas pour but la reconnaissance de notre indépendance.

M. Gentil, haytien, nouvellement arrivé dé France par la voie de l’Angleterre, nous a confirmé les particularités de ces nouvelles., et a dévoilé au Roi les projets de nos éternels ennemis les cruels et orgueilleux ex-colons. Croirait-on que parmi leurs absurdes projets, celui de se défaire du Roi, notre très-auguste Souverain, par tous les moyens, est celui sur lequel ils se complaisent le plus. Les insensés ! ils ignorent donc combien il leur serait difficile de mettre ce projet à exécution; ils ignorent donc que l’amour et l’admiration des haytiens, est le génie qui veille à la conservation d’Henry! Réussiraient-ils mêmes dans leurs trames infernales, ils ne feraient que combler la mésure de haine que nous leur avons à jamais vouées, sans pourtant avancer dans leurs criminelles entreprises? Ils ignorent donc que nous ne dévierons jamais de la trace que nous a montrée notre auguste et invincible monarque, et qu’il n’y a pour nous de port de salut que dans la liberté et dans l’indépendance? et que nous sommes en garde contr’eux, contre leurs machinations et que nous le serons pour toujours.

M. Gentil a apporté au Roi des pièces et documens qui prouvent la criminalité de Pétion, ses intrigues, ses correspondances avec les français, les détails sur le traité qu’il a conclu avec nos ennemis, pour leur livrer la partie i de l’Ouest et du Sud sous son commandement; de nouveaux agens devaient se rendre auprès de lui et agir de concert ensemble, dans l’intention infâme de remettre les haytiens sous le joug de l’esclavage pour prix de tant de perversités, des lettres de blancs, le cordon rouge, la place de gouverneur général de St-Domingue, le commandement des troupes françaises lui était offert pour prix de son attachement à la France et aux ex-colons, et pour le récompenser de ses affreux services, de son infâme trahison. Malheur à lui! malheur aux traîtres qui cherchent à toucher à l’arche sainte de notre liberté! Le gouvernement a ordonné la publication des principales pièces apportées par M. Gentil, pour que tous les haytiens en ayent connaissance, car comme l’a dit avec sensibilité Sa Majesté « je n’ai point de secrets à garder avec mes enfants »

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De Sans-Souci, le 3 Juin

L’anniversaire du sacre et du couronnement de Leurs Majestés le Roi et la Reine, a été célébré hier deux Juin, en cette ville, avec

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toute la pompe et la solennité d’un si beau jour, qui rappelle un souvenir aussi cher aux haytiens.

Dès la veille, les grands Dignitaires et les principales Autorités civiles et militaires du royaume étaient rendus à Sans-Souci pour la célébration de la fête; au coucher du soleil une salve d’artillerie eut lieu; la ville fut illuminée, et des bals et réjouissances signalèrent l’arrivée de cette mémorable époque.

Le 2 Juin, au lever de l’aurore, un salut royal annonça la solennité de la fête.

A sept heures, les grands Dignitaires et les Autorités civiles et militaires, en grande tenue, furent introduits dans la salle du trône du palais du conseil, et placés selon leurs rangs respectifs par M. le baron de Sicard, grand maître des cérémonies, et S. E. M. le comte de Saint-Louis, maître des cérémonies.

A huit heures, Leurs Majestés le Roi et la Reine, nos très-augustes et très-grâcieux Souverains, sont apparus avec LL. AA R. monseigneur le Prince Royal et Madame Iere et Madame, et précédés des Grands Officiers de leurs maisons.

A l’arrivée de LL. MM. les cris de vive le Roi ! vive la Reine ! vive Mgr le Prince- Royal ! vivent les Princesses Royales! vive la Famille Royale ! se sont faits entendre.

Sa Majesté debout sur le trône a dit :

Messieurs les Dignitaires,

L’anniversaire du couronnement vous réunit autour du trône, où le vœu du peuple et de l’armée nous a placé. Il est bien satisfaisant pour nous de recevoir le renouvellement de ce serment que vous prononçâtes il y a cinq années.

Nous avons aujourd’hui d’importantes communications à vous faire. Le sieur Gentil, haytien, nouvellement arrivé de France, et envoyé directement auprès de, Pétion par un sieur Catineau Laroche, ex-Colon son agent à Paris; M. Gentil n’ayant pas voulu servir les projets criminels des ex-colons et la trahison de Pétion envers le peuple haytien, nous a fait la remise du paquet à l’adresse de Pétion, et nous a dévoilé les plans de nos implacables ennemis qui veulent attenter à nos jours, par tous les moyens de scélératesse dont ils sont seuls capables de mettre en usage, et nous a encore réitéré les avis que nous avions déjà reçus concernant les émissaires de nos ennemis qui doivent se rendre à Hayli.

Par les pièces et documens que nous a remis le sieur Gentil, animé par le patriotisme et son amour pour ses concitoyens, nous avons acquis de nouvelles preuves confirmatives de la criminalité de la conduite de Pétion, du traité qu’il a conclu avec les français et de menées pour leur remettre la partie sous son commandement, de l’attente où il est de nouveaux espions français, pour agir concurremment avec lui dans la criminelle intention de remettre les haytiens sous le joug de l’esclavage. Nous avons ordonné que les principales de ces pièces soient livrées à l’impression pour être rendues publiques; vous vous convaincrez par elles des grandes espérances que nos ennemis conçoivent sur ce grand criminel.

Des événemens majeurs et inattendue viennent d’avoir lieu sur le continent de l’Europe. La rentrée de Bonaparte en France, le départ de Louis XVIII et la guerre continentale rallumée avec plus de fureur, en suspendant l’expédition qui était projetée contre Hayti, nous promettent une longue tranquillité; cependant sous quelque point de vue favorable que ces événemens se présentent, nous- ne devons pas nous livrer dans une entière sécurité; et nous laisser énerver par le repos. Conservons toujours l’attitude martiale et guerrière que nous avons prise, soyons attentifs et sur nos

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gardes, et que n’importe quel ennemi qui tenterait de nous subjuguer et nous asservir, nous trouve toujours prêts à le terrasser et à punir sa téméraire audace.

Nous avons admire le zèle et l’empressement qu’ont montré nos braves bataillons et escadrons de Royal Dahomet à s’armer et s’équiper, et le patriotisme avec lequel ils s’efforcent de seconder les vues du gouvernement. Nous leur en témoignons notre vive satisfaction.

Tandis que la France livrée aux calamités de la guerre qu’elle nous préparait, nous laisse l’espérance d’un calme heureux, que nos concitoyens les agriculteurs se livrent à leurs paisibles et laborieux travaux, que les militaires soient toujours réunis sous leurs drapeaux, et exercés dans les manœuvres et les évolutions militaires, que les fonctionnaires publics, civils et militaires exercent avec activité les devoirs de leurs charges.

L’agriculture et le commerce fleurissent, nous jouissons des douceurs de l’abondance ; d’immenses denrées de toute espèce sont sorties des ports de notre royaume, la grande quantité de bâtimens des puissances amies que fréquentent nos ports, atteste l’état prospère de nos ressources ; les négocians étrangers établis dans nos villes rendent un témoignage flatteur de l’accueil et de la protection que nous leur accordons et de la sécurité qu’ils trouvent dans leurs relations commerciales. Nous vous recommandons MM. Les dignitaires, de redoubler d’ardeur et de surveillance, chacun en ce qui vous concerne pour maintenir la tranquillité que nous jouissons. Pour Nous, sentinelle placée pour veiller à votre bonheur, nous vous donnerons le signal de l’approche du danger, si notre pays doit être de nouveau menacé d’une invasion de nos tyrans ; notre constante sollicitude et nos efforts tendront toujours à justifier l’honorable choix de la nation qui nous a confié ses destinées.

S.E.M. le comte d’Ennery, organe des Dignitaires, s’est exprimé en ces termes :

SIRE,

Le glorieux anniversaire du couronnement de Votre Majesté, rappelle à nos cœurs, cette époque qui sera à jamais célèbre dans les fastes de l’histoire d’Hayti, où la couronne offerte par la reconnaissance d’un peuple grand et magnanime, fut placée sur l’auguste front de Votre Majesté, comme au plus digne de la porter avec honneur et gloire, au plus capable de l’illustrer et de la maintenir.

Le peuple haytien, SIRE, a prouvé à l’univers entier, combien il sait apprécier la vertu, par le plus bel et le plus noble hommage de sa reconnaissance !

Votre courage, SIRE, n’a point été un instant ébranlé par les menaces de nos tyrans ; nous avons admiré, avec cette mâle assurance qu’inspirent la confiance, la fermeté et l’énergie que Votre Majesté à déployées dans ces circonstances, pour assurer le triomphe de la cause sacrée que nous défendons. Enflammés par votre noble exemple, nous attendions avec ardeur le signal des combats ; mais notre attente est suspendue ;l nous sommes toujours prêts, nos regards sont toujours portés vers Votre Majesté, comme sur la boussole qui nous guide.

Vos Dignitaires, vos Officiers, interprètes de la nation, viennent déposer au pied du trône de Votre Majesté, le tribut de leurs respects, de leur fidélité et de leur amour pour sa Personne et son auguste Famille, et renouveller le serment d’obéissance aux Constitutions du Royaume et fidélité au Roi.

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Ensuite MM. les Dignitaires ont été successivement appelés et conduits selon leurs rangs au pied du trône pour renouveller le serment d’obéissance aux constitutions du royaume et de la fidélité au Roi.

La cérémonie terminée, LL. MM. et la Famille Royale se sont retirées aux mêmes acclamations.

S.M. a monté à cheval, S. M. la Reine et la famille royale ont monté dans leurs carosses pour se rendre à l’église royale et paroissale.

LL. MM. ont traversé au milieu des troupes de diverses armes de la maison militaire qui étaient en grande tenue, et rangées en haie, depuis la terrasse du palais jusqu’à l’église, et qui présentaient le plus beau coup d’œil par la beauté et la diversité des uniformes, la tenue, la bonne mine et l’air martial des troupes.

LL. MM. furent reçues sous le dais à la porte de l’église par S.E. et R. Monseigneur l’Archevêque de l’Anse, grand aumonier, qui a officié. S.E. a fait un discours touchant au peuple, pour rappeller les avantages de notre situation présente, et combien nous étions heureusement parvenus, avec l’aide de Dieu, de repousser nos tyrans, de nous donner un gouvernement et des institutions sages, qui nous assimilent aux peuples les plus policés de la terre, S.E. a rappelé les grandes choses que notre auguste Souverain a faites pour le bonheur de son peuple, qui semble dans sa conduite avoir été inspiré par le ciel ; il a appelé les bénédictions célestes sur nos augustes Souverains, sur le jeune Prince l’espoir d’Hayti et sur la famille royale.

L’office divin terminé, LL. MM. sont ressorties et ont retourné dans leurs palais de la même manière.

Il y eut un grand dîner au palais, où les toasts ordinaires furent portés, le Ier celui du premier Monarque couronné du Monde, porté par S.A.R. Monseigneur le Prince Noële, a été vivement applaudi.

Le soir le palais royal et la ville de Sans-Soucy, présentaient le plus beau coup-d’œil, par la beauté des illuminations, il y eut un bal au palais, S.A.R. Monseigneur le prince royal, ouvrit le bal, par un menuet que S.A.R. dansa avec son auguste Sœur, Madame Iere. Tandis que dans la ville, les plaisirs furent prolongés jusqu’au jour.

Nos concitoyens qui composent les braves escadrons et bataillons de Royal Dahomet verront avec orgueil et satisfaction l’éloge flatteur que S.M. leur a donné dans son discours aux dignitaires ; cette intrépide milice gardienne et conservatrice de ses foyers, par son zèle, son patriotisme a toujours mérité les justes louanges que S.M. leur a donnée, mais elle redoublera s’il est possible de zèle, elle concourera toujours puissamment aux opérations de l’armée dans le cas où notre pays serait envahi par nos ennemis, comme nous en sommes fermement convaincus.

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Nous donnons avec plaisir, à nos Lecteurs, la liste des bâtimens étrangers expédiés du seul port du Cap-Henry depuis le Ier Avril jusqu’au 6 Juin.

Ces bâtimens ont exportés de ce port dix millions du sucre, autant de café et coton.

Nous ne parlons pas des bâtimens expédiés des autres ports, qui ont exporté dans l’espace de deux mois, mieux de trois millions de sucre, café et coton.

Ce sont les meilleurs argumens que nous puissons alléguer à nos détracteurs, sur les mensonges et calomnies qu’ils débitent à notre égard, et nos amis se convaincront de l’état florissant de la culture, et que la terre cultivée par des mains libres, produits d’abondantes récoltes.

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timens Etrangers expédiés depuis Le 1er Avril Jusqu’au Juin

Bâtimens   Nations         Noms de Bâtimens         Noms des Capitaines       Ports où ils vont

Goëlette.    Anglaise.        Zéphir.                               Smith                                Antigue
Idem.          Suédoise.       Rosalina.                        Dolphin                              Saint-Barthelemy
Idem.         Américaine.      Stralsund.                         Crusthus                        Washington
Cutter.        Anglais.            Alert.                             Somersal                          Londre
Goëlette     Suédoise.      Sweas.                           Eleason                           Saint-Barthelemy
Idem,          Espagnole.      Espérance.                    Dauphin                              Jamaïque
Idem.         Américaine.       Eagle                             Dannels                           Alexandrie
Navire.       Anglais.            Hermès                       J. Moore                             Gonaïves
Brick.         Idem.                Fame                            Spalding                               Idem
Idem.          Idem.               Robert Kayl.                 Oldham                               Liverpool
Idem.          Idem.                Corktrice.                     Fullarton                             Londres
Navire.       Idem.                 Hussard.                       Bradshaw                      La Havane
Goëlette.     Américaine.       Crocodille.                  Coffin                                  Newburyport
Idem.          Idem.                Adella                         Wilson                               Philadelphie
Navire        Anglais              Killimbeck.                    Ferrier                               Londres
Idem.         Idem                     Sarah                       Grant                                  Idem
Idem.         Hollandais.            Dolphin                    Vandayn                           Roterdam
Goëlette   Américaine.          Lady Washington         Acworth                         Saint-Thomas
Idem.          Suédoise.             Nancy                          Steele                           Saint-Barthelemy
Idem.          Américaine.           Charles Henry.            Bourne                         Baltimore
Idem.          Espagnole.            Aurora                     Acosta                            Saint-Thomas
Idem.         Américaine.            Charles                    Havens                           Baltimore
Navire;       Anglais.                   Wm Tell                J. Boau                            Gonaïves
Goëlette.     Américaine.          Fox.                       E. Wynne                            Baltimore
Idem.         Idem.                    Commodor Perry        Gardner                         Philadelphie
Brick.        Anglais.                  Hunter.                     Grant                                Londres

Bâtimens en Chargement et sur leurs Départs

Navire.              Anglais           Lord Cathcart.            Brown,

Brick                 Brémois             Landruhe.               Joanson

Goélette             Suédoise;           Hélène.                  Bush

Brick.                  Bremois.              Fried                    Miedling.

Navire.                  Anglais.                 Fox                   Thompson

Goélette            Américaine              Mars                   Devans.

Bateau                 Danois                Nancy                Marina

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Au Cap-Henry, chez P. Roux, imprimeur du Roi.