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The primary article of this issue reveals to a large extent the northern government of Haiti’s attitude toward Christophe’s antecedents, Toussaint Louverture and Jean-Jacques Dessalines. Praising the former by noting that Louverture had “virtues, genius, and a talent for governing,” but simultaneously seeming to explain the former general’s deadly fate, Vastey writes that Louverture failed because he lacked the necessary experience that Haitians of the Christophe era had acquired in the course of their dealings with the duplicity of the French. As for Dessalines, he is praised as well for being the one to proclaim and make into a reality Haitian independence. However, Vastey also infers that while Dessalines may have been a more than competent solider, his governing skills were lacking, which led to general demoralization of both the citizenry and the military under his rule. A list of all the foreign ships arriving and leaving Haiti, which appears at the end of the issue, continues to demonstrate the northern state’s robust involvement in international trade.

*Provenance: Bibliothèque Nationale de la France

 

 

L I B E R T É ,   I N D É P E N D A N C E   O U   L A   M O R T.

                                                                       

 

G A Z E T T E   R O Y A L E   D’ H A Y T I ,

 

Du  27  Août 1816 , treizième  année  de  l’Indépendance.

                                                           

L’Union fait la Force.

                                                           

 

Suite du Coup-d’œil Politique sur la Situation

            actuelle du Royaume d’Hayti.

 

T o u s  les peuples suivent donc l’impulsion qui leur sont donnée par les grands hommes qui les gouvernent ; ils acquièrent leurs vertus ou leurs vices , leurs activités ou leur molesse , s’éclairent ou tombent dans l’ignorance ; en un mot , les peuples sont ce que les gouvernemens veulent qu’ils soient , vertueux ou vicieux , intrépides ou lâches , éclairés ou ignorans , tout aurant que ceux qui les gouvernent le sont eux-mêmes.

C’est ainsi que le peuple haytien suit l’impulsion qui lui est donnée par Henry Ier , fondateur de ses institutions politiques et guerrières , et c’est à lui que notre postérité sera redevable de sa grandeur et de son illustration.

Pour bien fixer le jugement de mes lecteurs sur les pas immenses que le peuple haytien a faits dans la civilisation , depuis la fondation de la monarchie , je vais commencer par esquisser quelle était sa situation morale et politique sous Toussaint Louverture et Jean-Jacques Dessalines. Loin de moi l’idée de vouloir exhalter les vertus et la gloire d’Henry , aux dépends de celles de ses prédécesseurs ; il est trop ordinaire dans le siècle où nous vivons de décrier les morts pour flatter les vivans ; guidé par l’amour de mon pays , n’ayant d’autres but que le bien général , ma plume sera dirigée par la vérité et l’impartialité qui doivent toujours caractériser l’écrivain patriote.

Toussaint Louverture et Jean-Jacques Dessalines ont aussi leurs titres pour parvenir à la postérité , tout ce qu’ils ont fait d’utile et de grand pour leur pays leur appartienne , mérite notre reconnaissance et notre juste tribut d’éloges , et Henry environné du cortége de ses propres travaux et de sa propre gloire n’a pas besoin d’usurper leurs honneurs pour parvenir à l’immortalité.

Toussaint avait des vertus , du génie et des talens pour gouverner ; mais il lui manquait l’expérience que nous avons acquise par le temps et les révolutions que nous avons éprouvées : encore imbu des préjugés de l’ancien régime et du fanatisme que les prêtres lui avaient inculqués, il ne pouvait se dégager tout-à-fait de ce joug odieux ; il avait conservé une prédilection particulière pour nos tyrans ; circonvenu et dominé par eux dans toutes ses actions , ils l’ont conduit d’erreur en erreur , et l’ont entraîné à sa perte ; cette prédilection , dis-je , qu’il avait pour nos tyrans , devenait injurieuse à ses concitoyens , et leur a porté , à différentes époques , les plus grands préjudices ; avec de tels principes , Toussaint Louverture était dans l’impuissance de ne pouvoir jamais rien faire de grand pour le pays ; et s’il n’avait pas été la malheureuse victime de sa crédulité , sous lui , nous eussions toujours languis sans gloire , dans un état voisin des préjugés et de l’esclavage , sous le joug ignominieux des français.

Sous Toussaint tout tendait à se rapprocher de l’ancien ordre de choses ; l’administration des

 

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finances et du civil était entièrement confiée dans les mains des ex – colons , sous des règlemens presque aussi durs que ceux de l’ancien régime ; la culture florissait ; et le ex-colons étaient maîtres de tous leurs biens.

Le gouvernement , sous leur influence immédiate , était dirige suivant leurs intérêts et leur cupidité ; il n’existait que l’ombre de la liberté ; mais les ex-colons ne voulaient même pas voir cette ombre qui les offusquait , qui les empêchait de ne pouvoir nous donner la torture et de nous arracher la vie à leur gré , comme en 1789.

Pour nous , contens de jouir de cette lueur de liberté , nous nous laissions conduire paisiblement sous la férule , pour ainsi dire , des ex-colons ; nulle idée d’indépendance n’était encore entrée dans notre esprit , et il n’était venu encore à aucun de nous la pensée que nous pouvions être également libres et indépendans.

Mais les ex-colons qui veulent toujours tout ou rien , conjurèrent la perte de Toussaint , leur protecteur ; pour rétablir de nouveau et avec plus de rigueur les horreurs de l’esclavage, ils commencèrent par l’entraîner à prendre des mesures funestes qui lui auraient aliéné l’esprit du peuple, à le porter à détruire ses propres généraux, tandis qu’ils agissaient en même – temps , en Europe , pour faire déborder sur notre territoire l’armée française , dans l’instant où ils tenaient Toussaint dans la plus parfaite sécurité ; dans cette lutte , l’infortuné fut leur victime ; mais la liberté resta triomphante ! . . . Aujourd’hui Toussaint est l’objet de leurs louanges et de leurs regrets !

J. J. Dessalines , placé plus favorablement , instruit par l’expérience sur les vrais intérêts du peuple , éclairé par les flammes des bûchers que les français avaient allumés , pouvait et avait les moyens de faire ce qu’il aurait voulu d’utile et de sage pour le pays ; mais avec des qualités guerrières et un amour ardent pour la patrie , il lui manquait le génie qui crée le législateur , et surtout la sagesse, qui est la première vertu des rois.

Cependant il rendit des services signalés à son pays ; il purgea le sol d’Hayti de ses oppresseurs , et il proclama l’acte de notre immortelle indépendance ; c’était déjà un grand pas de fait vers la civilisation ; mais que nous étions encore loin du but que nous devions nous efforcer d’atteindre !

Alors nous acquîmes l’expérience qu’il fallait d’autres vertus que les talens militaires pour gouverner les peuples ; il nous arriva ce qui arrive presqu toujours aux hommes qui s’élancent dans une carrière qui leur est inconnue , de se tromper , de s’ègarer dès le premier pas ; l’esprit d’imitation qui entraîne presque tous les peuples , nous porta à nous modeler sur un gouvernement , dont les formes et le titre fastueux ne pouvaient nullement nous convenir.

Dans le court espace du règne de Jean-Jacques Dessalines , il y eut un relâchement général dans les différentes branches du gouvernement ; tout se démoralisa , et l’esprit de débauche et d’indiscipline que nous avions pris dans les camps avec les français , achevèrent de corrompre totalement nos mœurs ; l’inhumanité , le pillage , le jeu , le débauche , le libertinage , les passions les plus effrénées nous agitaient et se montrerent à découvert.

C’est à cette époque à jamais déplorable de notre histoire , que doit dater le commencement de la deuxième guerre civile dite de Pétion ; il est essentiel pour éclairer l’opinion publique de faire connaître le principe et la cause de cette horrible calamité ; de grandes vérités peuvent être utiles aux gouvernemens et aux hommes , et peuvent leur servir de préservatif pour éviter bien des maux.

Depuis vingt-six ans , c’est-à-dire depuis l’aurore de la révolution , il s’est formé deux partis distincts à Hayti , le parti de la France , composé des ex-colons blancs , et de quelques hommes de couleur et noirs anciens libres , dominés par les préjugés et gouvernés surtout par un vif intérêt ; et le parti patriote composé de la masse de la population, noirs et jaunes. Ces derniers voulaient la liberté ; les premiers voulaient l’esclavage , aujourd’hui l’un veut maintenir l’indépendance du pays , comme le seul moyen de pouvoir se conserver son existence politique et individuelle ; l’autre veut faire rentrer le pays sous la domination de la France , comme le seul moyen de pouvoir rétablir , avec le temps , l’ancien ordre de choses, en ramenant graduellement la masse de la population sous le joug de l’esclavage. Tels sont les deux partis distincts qui nous ont toujours divisés dans les différentes secousses révolutionnaires que nous avons éprouvées ; ces partis se sont modifiés et ont emprunté de nouvelles formes et de nouvelles qualifications , sans pour cela changer leur système primitif ; ils marchent tous deux également sous d’autres noms et d’autres formes ; l’un à la liberté et à l’indépendance , et l’autre à la domination de la France et à l’esclavage.

Delà , il s’est établi une lutte continuelle entre la liberté et l’esclavage , un combat permanent entre les patriotes et les partisans des français ; ces derniers , toujours cachés derrière le rideau dans toutes les phases de la révolution , ont fait tous leurs efforts , soit directement ou indirectement , pour arrêter ou entraver la marche du gouvernement et du peuple haytien vers la liberté et

 

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l’indépendance ; ils ne se sont jamais épargnés ni peines , ni soins , ni dangers , pour nous diviser, nous induire en erreur et nous entraîner à faire de fausses démarches : mânes de Toussaint Louverture et de J. J. Dessalines ! vous qui avez été leurs malheureuses victimes , je vous invoque pour nous dire combien de piéges qu’ils vous ont donnés , d’insinuations perfides qu’ils vous ont faites pour consommer votre ruine ; et vous Monarque généreux , défenseur de notre liberté et de notre indépendance ! vous qui avez toujours su éviter leurs embûches et déjouer leurs infâmes projets , vous pouvez nous dire combien de piéges il vous ont tendus , d’insinuations perfides ils vous ont faites pour vous entraîner à votre perte , et en même temps celle du peuple haytien ! celui qui naguère vous conseillait de descendre de votre trône pour vous reléguer à l’île de la Tortue , de vous défaire de vos meilleurs amis et de vos plus zélés défenseurs , était un de ces hommes pervers, de ces conseillers sinsitres qui ne peuvent être vos amis et ne le seront jamais ! C’est à ses acteurs invisibles que nous devons nos erreurs , nos troubles et toutes nos dissensions civiles ; introduits dans le corps politique , ils se trouvaient dans toutes les branches du gouvernement , où il étaient d’autant plus dangereux , qu’ils jouaient leurs rôles sous le masque du patriotisme ; toujours mêlés dans les deux partis , ils soufflaient des deux côtés et avec fureur la guerre civile ; peu leur importait de quelque côté tombaient les haytiens , ils allaient toujours à leur but , à notre entière destruction ; plus nos maux étaient grands , plus ils triomphaient ; plus la joie et la sérénité étaient peintes sur leurs visages, et notre sang coulait toujours trop lentement à leur gré : on les rencontrait dans le sanctuaire , dans le civil , dans le militaire , dans toutes les classes de la société ; ils s’agitaient et se heurtaient avec les patriotes ; du choc des passions naissaient des difficultés insurmontables ; l’action du gouvernement entravée de toutes parts par leurs intrigues , ne pouvait prendre une marche direct vers le bien et la prospérité du pays. Dans les différentes secousses qu’ils suscitèrent, le parti français fut toujours écrasé par le parti patriote , plus fort et plus nombreux ; la masse des ex-colons et de leurs partisans fut détruite ou chassée du pays ; mais il en restèrent toujours quelques-uns d’eux dans le corps politique qui continuèrent , sous le masque du patriotisme , à nous troubler et arrêter le cours de notre prospérité : c’est ce parti français qui est l’auteur de toutes nos guerres civiles , qui a fait verser des flots de notre sang de nos propres mains , pour rétablir le règne des préjugés et de l’esclavage sur le débris de la liberté et de l’indépendance : c’est ce parti qui agitait sourdement l’état sous J. J. Dessalines ils arrivaient de France tous côtés , ils étaient reçus, accueillis et protégés par Dessalines même ; c’est eux qui fomentaient les passions et qui réunissaient dans le silence les élémens qui devaient le conduire à sa perte ; ils n’avaient rien négligé pour l’égarer de la vraie route qu’il devait suivre , et ils ont pleinement réussis, en complétant sa ruine; c’est alors qu’un homme , qu’il faudrait toujours sommer un monstre , reconnu pour être depuis long-temps un zélé partisan des français , pour être le chef et le coryphée de ce parti , qui était lui-même le premier par sa conduite , ses conseils et ses mœurs dépravées , à donner l’exemple et à exciter cet esprit de licence , d’immoralité et de désordre ; c’est alors , dis-je , que ce monstre profita de la situation où se trouvaient les choses , pour assassiner son chef et son bienfaiteur.

Cependant l’événement qui avait amené cette fatale catastrophe n’aurait point en d’autres suites , si l’auteur de ce premier attentat n’avait voulu en commettre un second , pour usurper la première autorité , et se ménager par là les moyens de pouvoir mettre à exécution ses infâmes projets , d’allumer la guerre civile , et de ramener la population sous le joug de la France et de l’esclavage , il ne faut avoir que les simples données du bon sens pour se convaincre de ces grandes vérités ; il avait prétexté le désordre qui régnait dans le gouvernement pour commettre le premier crime ; quel prétexte pouvait-il avoir pour vouloir commettre un second crime aussi horrible ? Henry avait-il usurpé la première autorité ? L’avait il même demandé ? non , puisque les rênes du gouvernement lui avaient été dévolues par les vœux unanimes des chefs et du peuple des trois provinces du royaume , comme général en chef de l’armée et comme le plus ancien des généraux d’Hayti ; avait-il abusé de ses pouvoirs ? non , puisqu’il n’avait pas encore gouverné l’Etat ? Quelles causes , quelles raisons, quels motifs assez puissans , assez légitimes , existaient-ils donc pour porter un peuple de frères à prendre les armes et à s’entr’égorger les uns par les autres ? aucun sans doute ; n’avait-on pas tout droit d’espérer du gouvernement d’un chef vertueux , qui avait toujours résisté à la corruption , qui , étant simple colonel , général de brigade , de division , et ensuite général en chef de l’armée , avait toujours donné l’exemple des vertus , des bonnes mœurs et de la discipline ? il n’existait donc aucune cause légitime qui eût pu nous conduire à cette cruelle extrémité ; pourquoi donc n’avoir pas tout espéré de son gouvernement ? Mais Henry était noir , il voulait la liberté de ses frères et l’indépendance de son pays; et Pétion était français , il voulait ramener le pays sous le joug de la France et de l’esclavage. Telle est l’origine et la cause de nos guerres civiles et de nos malheurs.

Que les partisans de Pétion examinent sa conduite récente avec Dauxion Lavaysse , espion français , ils seront convaincus de ces grandes vérités.

La Suite à l’Ordinaire prochain.

 

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N O U V E L L E S   E X T É R I E U R E S.

New-Yorck , 21 Août.

Il est arrivé le brick Sidney Crispin , capitaine Nartiqué , sortant du Port-au-Prince , en 24 jours , chargé de bois de campêche.

Le capitaine rapporte qu’étant vers les ignagues , il fut abordé par le brick de guerre français le Silène , qui était en croisière ; l’Officier français a informé le capitaine N. , qu’avant de faire voile de France , une frégate française y était partie avec des commissaires pour traiter avec Pétion ; et il supposait que c’était pour quelques arrangemens commerciaux.

On dit que la Cour du Brésil se propose de céder ses territoires d’Europe à l’Espagne , en échange de ses possessions de l’Amérique du Sud.

Paris , le 1er Juillet.

Les troupes russes cantonnées à Nancy ont reçu des ordres de se porter sur Maubeuge , où toutes les forces russes se concentrent.

Le maréchal Suchet et le général Colbert ont paru à la cour hier et doivent prendre le service ; le manque d’argent cependant rend les levées de troupes extrêmement lentes.

Nous apprenons par des lettres particulières que le roi de Prusse compte de se rendre à Toeplitz , où on lui a préparé une maison.

                                                                                                           

H   A   Y   T   I.

Extrait d’une Lettre des Cayes , en date du 15 Août.

 

Depuis quelques temps il existe dans cette ville de grandes rumeurs parmi le peuple et les troupes ; les patriotes du Sud se plaignent amèrement de la conduite équivoque de Pétion avec les français, ils sont fatigués d’être sous le joug avilissant de ce traître ; avant long-temps nous verrons éclater de grands événemens , et les hommes du Sud qui ne manquent point d’énergie , seront les premiers à se dégager de l’état ignominieux où Pétion les tient , pour embrasser la cause du roi Henry , qui est celle de la liberté et de l’indépendance !

Le bruit courait aussi que des agens français étaient arrivés au Port – au – Prince ; mais ils n’osaient pas encore se montrer ouvertement , ils se tenaient cachés chez Pétion.

                                                                                                           

BATIMENS Etrangers expédiés de ce Port depuis le 1er Aoùt jusqu’à ce jour.

Le brick anglais Mary , cap. Wm Fletcher, pour Londres.

Le bateau américain Almira , capitaine Georges Kinlock , pour Charleston.

La goëlette idem Mary , capitaine John White , pour Nord Caroline.

Le bateau idem Concorda. capit. Frencis West.

La goëlette anglaise Integrity , capitaine Robert Montgomeri , pour Saint Thomas.

La goëlette américaine Pegasus, cap. C. Copeland, pour Philadelphie.

Idem anglaise Swift , cap. J. W. Hall , pour la Nouvelle Providence.

Idem américaine Flyght , capitaine Naghle , pour Baltimore.

Idem Fox , capit. T. Dukehart , pour Baltimore.

Idem anglaise Marie et Elizabeth , capitaine Wm Fulford , pour la Jamaïque.

Idem américaine Marie Elizabeth , cap. Silsbec , pour Boston.

Id. Malvina , cap. John Hunt , pour New-Yorck.

                                                                                                           

P r i x  c o u r a n t  d e s  D e n r é e s.

Café   —   —   —   —   —   —       9  cens la livre.

Coton —   —   —   —   —   —    16  gourdes le quintai.

Sucre brut —   —   —   —   —       8 gourdes dito.

Cacao —   —   —   —   —   —      6 cens la livre.

Mélasse     —   —   —   —   —    50 cens la velte.

 

C o m e s t i b l e s.

Farine —   —   —   —   —   —    14 gourdes le baril.

Vin rouge  —   —   —   —   —    50 gourdes la barriq.

Hareng—   —   —   —   —   —     6 gourdes le baril.

Bœuf salé   —   —   —   —   —   14 gourdes dito.

Mantègue   —   —   —   —   —   27 cens la livre.

Morue —   —   —   —   —   —     8 gourdes le quintal.

Bacaya—   —   —   —   —   —      6  gourdes dito.

Chandelles —   —   —   —   —    36 cens la livre.

Blanc de baleine—   —   —   —   75 cens dito.

Savon  —   —   —   —   —   —   20 cens la livre.

Bois équarri pitchpin—   —   —   50 gourdes le millier.

Dito sap—   —   —   —   —   —  35 gourdes dito.

Essentes de pitchpin  —   —   —    7 gourdes dito.

Dito de sap —   —   —   —   —     4 gourdes dito.

Huile en tombeau     —   —   —   12 gourdes.

Idem en panier ou caisse —   —     8 gourdes.

Idem de baleine —   —   —   —     2 g. 25 cens le galon.

                                                                                                                                                           

Au Cap-Henry, chez P. Roux, imprimeur du Roi.